Bulletin du STT, Section local 1944 des Métallos en matière de santé et de sécurité
Affiché 2017-mai-12

Le Comité national en santé et en sécurité du STT, Section locale 1944 des Métallos tient à partager avec les membres quelques précautions à prendre s’ils doivent entrer dans un endroit ou un lieu de travail qui a été inondé.

Lorsqu’une situation d’emploi est soudainement transformée par un incident externe, assurez-vous de prendre quelques minutes pour réexaminer les éléments dangereux dont vous pensiez déjà être au courant. Car les dangers existants peuvent représenter un plus grand danger et de nouveaux dangers peuvent aussi avoir fait surface. Lorsque vous procédez à une évaluation des risques, prenez le temps de tout réévaluer et pensez à ce qui aurait pu vous échapper à premier abord.

Suite aux récentes inondations, de l’eau stagnante peut s’être infiltrée dans la structure des bâtiments, rendant ainsi tout escalier existant potentiellement dangereux. Des risques invisibles tels que de la moisissure, des eaux usées, du gaz ou de l’électricité pourraient être présents. Et la plupart de ces risques peuvent contenir des bactéries infectieuses ou des virus transmis voie aérogène. Le gaz peut chasser l’oxygène contenu dans l’air et causer une explosion. L’électricité tant à des niveaux de courant faibles qu’élevés peut entraîner des palpitations cardiaques, un handicap physique, ou un décès.

De plus, prenez quelques minutes pour déterminer si les moyens de sortie existants sont obstrués au point de considérer votre espace de travail un espace clos en vertu du code du travail. Veuillez s’il vous plaît noter que cette liste n’est pas exhaustive et dépend de circonstances vous touchant spécifiquement.

Souvenez-vous que si vous remarquez un danger, vous devriez le signaler immédiatement à vos superviseur(e)s. De plus, vérifiez auprès d’eux si vous avez la formation et les dispositifs de sécurité nécessaires avant d’entamer vos tâches de travail. Déterminez aussi avec eux s’il y a lieu de remplir un formulaire de rapport d’enquête de situation comportant des risques. Et souvenez-vous que si vos superviseur(e)s n’agissent pas adéquatement face à un danger potentiel, vous avez le droit de refuser d’exécuter un travail dangereux en vertu de la partie II du Code canadien du travail.

Le droit de refus

Tout employé assujetti à la partie II du Code a le droit de refuser d’exécuter un travail dangereux, pourvu qu’il ait des motifs raisonnables de croire qu’il est dangereux pour lui. De façon spécifique, le Code mentionne qu’un employé peut refuser dans les situations suivantes :
•    d’utiliser ou de faire fonctionner une machine qui constitue un danger pour lui-même ou pour un autre employé;
•    il est dangereux pour lui de travailler dans le lieu;
•    d’accomplir une tâche qui constitue un danger pour lui-même ou pour un autre employé.

Le Code prévoit certaines quant à l’utilisation du droit de refuser d’exécuter un travail dangereux. Ces exceptions sont : l’exercice du refus de travail qui met directement en danger la vie, la santé ou la sécurité d’une autre personne ou lorsque le danger visé constitue une condition normale d’emploi.

« Les exigences du service ou du travail ne sont jamais plus importantes que la sécurité ».



Solidairement,

Le Syndicat des travailleurs (euses) en télécommunications, Section locale 1944 du Syndicat des Métallos